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  • Un musée retrace l'ensemble du parcours du Connétable, mort en Lozère en 1380 La guerre de 100 ans fait rage depuis six décennies déjà. Nous sommes en 1380, Bertrand Du Guesclin décide d'assiéger Châteauneuf-de-Randon, où des Anglais se trouvent retranchés avec des "routiers", ces compagnies de mercenaires redoutées de la population. Du Guesclin le Connétable, c'est-à-dire commandant de l'armée du roi, s'installe alors à l'Habitarelle.

    Le gouverneur anglais promet de se rendre, si la ville n'est pas secourue sous quinze jours. La stratégie de Du Guesclin : affaiblir l'adversaire en le privant de ravitaillement plutôt qu

    e d'attaquer de front. Dans le cas de Châteauneuf- de-Randon, ce n'est pas l'eau qui peut manquer. La géologie du territoire a permis de creuser des puits qui existent dans la ville. Mais c'est plutôt la nourriture qui risque de faire défaut aux habitants. Mais une forte fièvre terrasse le Connétable. Des documents d'époque indiquent qu'il est mort de congestion pulmonaire, après avoir bu l'eau glacée d'une source. À la fin des 15 jours, le gouverneur vient déposer les clefs de la ville sur son cercueil. Un morceau d'Histoire contée, en détail, au musée Du Guesclin à Châteauneuf- de-Randon,

    gérée par une association historique

    . Située dans le bâtiment de la mairie, le musée permet de retracer l'ensemble du parcours du commandant de l'armée du roi et de replonger le personnage dans le contexte guerrier de l'époque. Les visiteurs peuvent découvrir des costumes médiévaux, une armure, un gisant.

    Le musée est ouvert depuis 1980, année de commémoration du sixième centenaire de la mort de Du Guesclin. «

    Des passionnés ou des curieux font régulièrement le déplacement. Les plus belles années, nous avons eu 4 000 visiteurs », indique Pierre Bessière, le maire de

    Châteauneuf-de-Randon. Mais l'élu a un regret : «

    Dommage que dans les livres d'école, on ne parle plus de lui... Cela fait partie de notre histoire. » Cet hiver, le musée sera rénové, la muséographie rafraîchie. Plus que jamais le village est attaché à ce bout d'Histoire, un des deux hôtels de la commune porte aujourd'hui son nom. On disait de lui : « Il faisait la meilleure guerre, rançonnait courtoisement et se montrait toujours sûr en paroles de paix et de trêve... » C'est le hasard de l'Histoire qui aura lié à jamais la Lozère au Connétable.Sylvain LABLANQUIE

    Le musée Du Guesclin est ouvert tous les jours de l'été, de 10 h à 12 h et de 14 h 30 à 18 h 30. Entrée Libre. Renseignements au 04 66 47 99 52. Des panneaux explicatifs permettent de comprendre le rôle de Du Guesclin dans la guerre de 100 ans.


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  •                                                    Caen : la statue Duguesclin s'offre une cure de jouvence

         Mardi 7 décembre 2010, l'entreprise Socra, spécialisée dans la restauration des mosaïques et des pavements, a procédé à la dépose de la statue Duguesclin, place Saint-Martin à Caen.
         Il a fallu quatre heures aux ouvriers pour la déloger de son promontoire, puis dix heures pour la conduire à  Périgueux (Dordogne), où elle a rejoint l'atelier. Trois techniciens sont chargés de lui offrir une seconde jeunesse, en vérifiant notamment la structure de son armature métallique. La statue doit revenir à Caen au début du printemps.

       Par Maxence GORREGUES le 07/12/2010
      
     
       Présentée au Salon par Arthur Le Duc présente au Salon cette statue équestre sous forme de plâtre en 1912, puis de bronze en 1914. Après la mort de l'artiste, elle est offerte au conseil général du Calvados par sa veuve. En 1921, l'œuvre est installée au centre de la place Saint-Martin à Caen. Sur le piédestal, dessiné par l'architecte Guillemin-Tarayre, est gravée en 1925 une inscription précisant qu'il s'agit d'une représentation de Du Guesclin.

        Le soin apporté au traitement du vêtement, à l'armure et à l'équipement du cheval donne à la scène une vérité historique. Le mouvement apparaît comme le véritable sujet de l'œuvre, à une époque où cette question préoccupe nombre d'artistes.

       Parties protégées : statue avec son socle
       Protection : ISMH, 18/08/2006
        Propriétaire : Commune

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  •   

           La demeure du chevalier Bertrand du Guesclin  ( ouverture toute l'année 9h.-18h.) 

       Le chevalier Bertrand Du Guesclin s’illustra durant la guerre de cent ans au XVème siècle.

       Son courage, sa combativité, son sens de l’organisation et du commandement le firent passer du grade de capitaine à celui de grand connétable des armées du royaume de France.

        Il fit construire pour son épouse Tiphaine de Raguenel une demeure au Mont Saint Michel qui était, en ces temps dangereux, l’une des places fortes les plus sûres et les mieux protégées du royaume.

       Tandis que Bertrand Du Guesclin s’illustrait par sa bravoure sur les champs de bataille, Tiphaine de Raguenel, qui était astrologue, lisait dans les étoiles le destin du monde.

      Venez vous plonger dans l’univers d’un couple atypique du XIVème siècle en visitant le Logis Tiphaine du Mont Saint-Michel. Cette demeure a appartenu au chevalier Bertrand de Guesclin, qui était chargé de la cavalerie de guerre de Charles V, alors Roi de France, et à sa femme, Tiphaine de Raguenel, astrologue qui avait prédit de nombreux faits historiques de l’époque. Au logis Tiphaine du Mont Saint-Michel, les visiteurs pourront donc admirer entre autres la décoration du logis gardée telle quelle, une ceinture de chasteté d’époque, une armure ayant appartenu au chevalier Bertrand du Guesclin, et le cabinet d’astrologie de Tiphaine De Raguenel. Les portes de cette demeure sont ouvertes de début février à mi novembre.

       Logis Tiphaine Mont Saint Michel
         Rue Principale
                50170 LE MONT-SAINT-MICHEL


       La visite de cette demeure historique vous fera découvrir le cadre de vie d’un chevalier du Moyen Âge avec son mobilier d’époque, l’armure du chevalier Bertrand Du Guesclin et le cabinet d’astrologie de Tiphaine de Raguenel.


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  • 1. Quand l'aube point, le ciel s'illumine,
    La rosée brille sur l'aubépine (bis)

    2. De la haie de Trogoff, le grand fort
    Que les Anglais occupent encor..

    3. La rosée brillait sur l'épinaie:
    La face du soleil s'est voilée.

    4. Car ce n'est point de fraîche rosée,
    Mais de sang que l'épine est mouillée.

    5. De sang pur versé par Rogerson,
    Dans ce val, le pire des Saxons.

    II
    6. - O Marguerite, ma chère enfant,
    Vous qu'on sait vive et pleine d'allant,

    7. Il faudra vous lever de bonne heure
    Porter du lait aux
    écobueurs.

    8. - O ma chère mère, croyez-moi,
    A l'écobue ne m'envoyez pas:

    9. Il ne faut pas là-bas m'envoyer.
    Vous donneriez matière à jaser.

    10. Ma soeur aînée, peut-être, pas moi!
    Ou ma petite soeur Franséza.

    11. Petite mère, je vous en prie:
    Rogerson me guette et me poursuit.

    12. - Soyez guettée par qui vous voudrez;
    Puisqu'on vous dit d'aller, vous irez!

    13. Vous vous lèverez avant le jour.
    Si tôt, les seigneurs dorment toujours. -

    III
    14. Marguerite dit le lendemain
    A ses père et mère, le matin;

    15. En prenant son pot empli de lait,
    Marguerite à ses parents disait:

    16. - Adieu, mon père, ma mère adieu,
    Je ne paraîtrai plus à vos yeux.

    17. Ma soeur aînée, je te dis adieu,
    Comme à toi Françoise; à toutes deux. -

    18. Puis elle partit, la brave enfant,
    Le long du bois pour aller au champ

    19. Proprette, sautillante, nus pieds,
    Avec sur sa tête un pot au lait.

    20. Rogerson du haut de son château
    La voit venir de loin, aussitôt.

    21. - Eveille-toi, mon page, debout,
    Viens donc chasser le lièvre avec nous.

    22. Chasser un lièvre aux cheveux blonds
    Qui porte sur la tête un cruchon. -


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  • Ballade sur le trépas de Bertrand Du Guesclin


      Estoc d'oneur et arbres de vaillance,
      Cuer de lyon esprins de hardement,
      La flour des preux et la gloire de France,
      Victorieux et hardi combatant,
      Sage en voz fais et bien entreprenant,
      Souverain homme de guerre,
      Vainqueur de gens et conquereur de terre,
      Le plus vaillant qui onques fust en vie,
      Chascun pour vous doit noir vestir et querre:
      Plourez, plourez, flour de chevalerie.


      O Bretaingne, ploure ton esperance,
      Normandie, fay son entierement,
      Guyenne aussi, et Auvergne or t'avence,
      Et Languedoc, quier lui son mouvement.
      Picardie, Champaigne et Occident
      Doivent pour plourer requerre
      Tragediens, Arethusa requerre
      Qui en eaue fut par plour convertie,
      Afin qu'a touz de sa mort les cuers serre;
      Plourez, plourez, flour de chevalerie.


      Hé! gens d'armes, aiez en remembrance
      Vostre pere, dont vous estiez enfant;
      Le bon Bertran qui tant ot de puissance,
      Qui vous amoit si amoureusement;
      Guesclin est mort; priez devotement
      Qu'il puist paradis conquerre;
      Qui dueil n'en fait et qui ne prie il erre.
      Car du monde est lumiere faillie:
      De tout honeur estoit la droicte serre:
      Plourez, plourez, flour de chevalerie.
     

    Souche d'honneur et arbre de vaillance,
    Coeur de lion plein de hardiesse,
    La fleur des preux et la gloire de France,
    Victorieux et hardi combattant,
    Sage en vos actions et bien entrepenant,
    Souverain homme de guerre,
    Vainqueur de gens et conquérant de terre,
    Le plus vaillant qui jamais fût en vie,
    Chacun pour vous doit se vêtir de noir
    Pleurez, pleurez, fleur de chevalerie


    O Bretagne, pleure ton espérance,
    Normandie, fais son enterrement,
    Guyenne aussi et Auvergne avance-toi maintenant
    Et Languedoc, recherche ses actions.
    Picardie, Champagne, et Occident
    Doivent pour pleurer aller chercher
    Les Tragédiens, ou la nymphe Aréthuse
    Qui fut convertie en eau par ses pleurs
    Afin qu`à tous de sa mort le coeur se serre;
    Pleurez, pleurez, fleur de chevalerie


    Hé! homme d'armes, gardez le souvenir
    De votre père, dont vous êtiez l'enfant;
    Le bon Bertrand qui tant eut de puissance,
    Qui vous aimait si amoureusement
    Guesclin est mort, priez dévotement
    Qu'il puisse gagner le paradis;
    Celui qui n'en fait dueil ni ne prie se trompe.
    Car du monde une limière est partie:
    De tout honneur il était la source directe:
    Pleurez, pleurez, fleur de chevalerie.

         

    Eustache Deschamps 
    (v. 1346-v.1406)

       Disciple du grand musicien Guillaume de Machaut et grand innovateur de genres poétiques, Deschamps fait ici l'éloge d'un des grands héros français de la Guerre de Cent Ans, et aussi des grandes valeurs chevaleresques en voie de disparition.


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  •   Il n'y a fileuse en France qui sache fil filer qui ne gagnât ainsi ma fiance à filer.

         Au sujet de sa rançon aux anglais qui l'ont fait prisonnier:

        Mieux vaut pays pillé que terre perdue.     


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  • Le lendemain (de la cérémonie au Puy en Velay ), le cercueil se mit en route. Il fallut deux jours pour atteindre Montferrand par un temps orageux qui n'arrangeait pas les choses. Le duc de Berry avait ordonné aux consuls, notables, moines et abbés montferrandais de rendre à la glorieuse dépouille tous les honneurs qui lui étaient dus. Une procession interminable de religieux, civils, hommes d'armes alla attendre le convoi funèbre sur la route d'Issoire et elle l'accompagna chez les frères mineurs. Et là, une fois encore il fallut reconnaître une terrible évidence : Les assaisonnements du Puy n'avaient pas résolu le problème et Bertrand Du Guesclin puait plus que jamais.

        On décida donc de recourir aux grands moyens. Les cordeliers retroussent leurs manches, prennent dans la cuisine le plus vaste de leur chaudron, le remplissent d'eau à mi-hauteur et le mettent sur le feu. Se bouchant le nez ils s'efforcent ensuite d'y introduire le cadavre. Les chairs en sont flasques et noirâtres, mais les articulations bloquées, les membres raides sont comme des morceaux de bois. On arriva enfin à faire bouillir le cadavre, on enleva des os toutes les chairs qui furent ensuite inhumées dans l'église des Cordeliers détruite en 1793 par les révolutionnaires qui dispersèrent les cendres du connétable. Tel fut le second tombeau dans l'église des Cordeliers. Ce qui restait - les os seuls- réintégra la caisse trop grande. On boucha les vides avec de la laine. Puis le convoi reprit la direction de la Bretagne, honoré en tous lieux par des processions de gens en larmes.

     


    Le plan de Montferrand en 1450, dessiné par P.Leprat d’après l’Armorial de J.Revel, lithographie Desrosiers, extraite de l’ouvrage d’Ambroise Tardieu.

     


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  • Les compagnies de mercenaires durant la guerre de Cent Ans, pendant les périodes de paix, se regroupaient en Grandes compagnies ou routiers, et vivaient sur le pays environnant. Armure de plaques intégrale, avec bec-en-fer, d’un chevalier des Grandes compagnies, portant le blason de Bertrand du Guesclin. Armoiries de Du Guesclin Armure de plaques intégrale, avec bec-en-fer, d’un chevalier des Grandes compagnies, portant le blason de Bertrand du Guesclin.

        Campagnies en France

        Les Grandes compagnies étaient des troupes d’aventuriers qui étaient soldées par les princes en temps de guerre, et qui vivaient de pillage et de rançons en temps de paix ou de trêve. Elles désolèrent la France au XIVe siècle, sous les règnes de Jean II et de Charles V. Elles se recrutaient parmi des étrangers de toutes nationalité et surtout des Allemands qu’Édouard III d’Angleterre, roi d’Angleterre, avait licenciés après le traité de Brétigny, en 1360.

        Irrités de leurs déprédations, les paysans les battirent en plusieurs rencontres et les dispersèrent pour quelque temps.

        Le connétable Bertrand du Guesclin fut employé à emmener ces compagnies en Espagne pour débarrasser le royaume de France ; elles y soutinrent contre Pierre le Cruel la cause de Henri de Transtamare, son frère.

        Chefs routiers célèbres :

        * Arnaud de Cervole, dit l’Archiprêtre. * Bétucat d’Albret * Bernard de la Salle * Hugh Calveley * Robert Knolles * John Creswell

       Tard-Venus

        Les Tard-Venus sont des mercenaires démobilisés après le traité de Brétigny du 8 mai 1360. Sous les ordres de Petit Meschin et Seguin de Badefol ils sévirent de la Bourgogne au Languedoc. Ils défirent en 1361 le comte de La Marche (Jacques de Bourbon), envoyé contre eux.

        Compagnie blanche

        La Compagnie Blanche s’est formée après la paix de Brétigny du 8 mai 1360 sous les ordres de John Hawkwood.

        Ecorcheurs

        D’autres hordes de mercenaires démobilisés désoleront la France au XVe siècle : les écorcheurs.

        Ailleurs

        Les Grandes compagnies ne sont pas exclusivement françaises. On peut citer la Compagnie catalane des Almogavres, soldats mercenaires au service de la Couronne d’Aragon-Catalogne, majoritairement catalans et aragonais, qui avait vu le jour dans la Péninsule ibérique à l’occasion des guerres contre les Sarrasins, entre le XIIIe et le XVe siècle, et qui alla aider l’empereur byzantin Andronic II Paléologue contre les Turcs.


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